installations des panneaux photovoltaïques sur les toitures des entrepôts et véhicules électrifiés sont, pour l'heure, les piliers de la décarbonation des adhérents de la CGF.
La présentation intégrale du plan de décarbonation du commerce de gros tient sur pas moins de 35 pages. Au fil de celles-ci, la CGF expose un plan reposant sur cinq leviers essentiels : un cadre réglementaire stable, une fiscalité incitative, un mix énergétique diversifié, des infrastructures adaptées et une montée en puissance des technologies vertes.
Sous l’impulsion de son président Stéphane Antiglio, la Confédération propose 10 mesures pour accélérer la réduction des émissions, centrées sur trois piliers : les flottes de véhicules, les entrepôts et les transports externalisés. Objectif : atteindre, par exemple, jusqu’à 25 % de poids lourds électriques, 40 % de véhicules utilitaires légers électrifiés et 5 % de toitures d’entrepôts équipées en photovoltaïque d’ici 2030. Les propositions incluent la mutualisation des bornes électriques, le soutien financier à la transition des flottes, la réduction des contraintes pour l’installation de panneaux solaires, ainsi que la valorisation des transports à faible empreinte carbone. La CGF appelle à une action collective avec les pouvoirs publics, énergéticiens, assureurs et transporteurs pour atteindre la neutralité carbone. « Le commerce de gros veut être un acteur moteur du “zéro émission nette 2050” », souligne Stéphane Antiglio.
Qui de l’efficacité énergétique des entrepôts et de leurs émissions de GES ?
Au fil des 35 pages de présentation de ce plan ambitieux nous avons cherché ce qu’il en était de la prise en compte de la consommation énergétique et des émissions de Gaz à effet de serre (GES) directes et indirectes des entrepôts. Sachant que ceux-ci occupent « des millions de mètres carrés » dont certains sous températures dirigées. La CGF ne compte-t-elle pas notamment dans ses rangs l’Union Générale des Syndicats de Grossistes du MIN de Rungis (UNIGROS), l’Association nationale des Expéditeurs et Exportateurs en Fruits et Légumes (ANEEFEL) ou encore la Fédération des Marchés de Gros de France (FMGF)… À bien y regarder pourtant pas un mot sur ces sujets ! Interrogée, la confédération nous a répondu par mail : « Il s’agit d’un plan transversal et global, mais la démarche est bien de viser tous les postes d'émissions de GES... C’est un plan évolutif dans le temps, qui pourra être amplifié, complété à l’avenir ».
Pour mémoire, La CGF regroupe 30 fédérations représentant 160 000 entreprises dans toute la France. Revendiquant plus de 900 milliards d’euros de chiffre d’affaires, elles emploient près d’un million de salariés