Trente mille : c’est le nombre de climatiseurs mobiles que le gouvernement a annoncé débloquer en urgence pour les établissements de santé à l’issue de la canicule de juin, la première d’une longue série qui a émaillé l’été 2026, le plus chaud jamais enregistré en France depuis le début des mesures en 1900. Sur l’ensemble de la saison, toujours selon Météo France, 90 % du territoire a connu au moins une fois une température maximale supérieure ou égale à 35 °C. Découvrez l’édito du n° 1138 (Octobre 2026)

Dans ce contexte, nous aurions pu consacrer cet édito aux nombreuses vitrines réfrigérées de magasins vidées de leur contenu aux heures les plus chaudes ; soit par panne et rupture de la chaîne du froid, soit par délestage destiné à ménager des groupes frigorifiques à bout de souffle. Nous aurions tout aussi bien pu revenir sur l’absolue nécessité de repenser la conception des installations face à ces températures extrêmes.

Mais nous faisons ici le choix d’évoquer ces 30 000 équipements, sans pour autant rouvrir le débat sur les nombreuses critiques dont ils ont fait l’objet (provenance « exotique », qualité douteuse, inadaptation aux surfaces à rafraîchir…). Ces climatiseurs mobiles n’ont, il est vrai, pas grand-chose à voir avec le métier des installateurs qui nous lisent. S’il en est question ici, c’est que leur livraison dans les établissements a rapidement fait prendre conscience aux autorités que ces appareils, pour la plupart chargés en hydrocarbures, des fluides hautement inflammables, étaient interdits dans les immeubles de grande hauteur (IGH), statut fréquent des établissements de santé. Il n’aura donc pas fallu longtemps à nos autorités pour rédiger et publier mi-juillet un décret les autorisant malgré tout. Une célérité que l’on aimerait retrouver, parfois, sur bien d’autres dossiers de la filière, tout aussi brûlants.

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