OMD
L’opération Demeter XI, coordonnée par l’Organisation mondiale des douanes, a permis la saisie de 168 tonnes de SAO et d’HFC, révélant des circuits de trafic toujours plus sophistiqués.

L’Organisation mondiale des douanes (OMD) spécialisée dans la lutte contre le commerce illicite des déchets et des substances contrôlées par le Protocole de Montréal avait lancé l’opération Demeter XI. Sur la même ligne que celle de 2024, Demeter X, l’initiative a été menée sur cinq semaines en deux phases opérationnelles. Cela a permis aux administrations douanières d'intensifier l'échange d'informations et de renseignements, d'assurer le suivi des envois à haut risque, de vérifier les expéditions suspectes et d'adapter de manière dynamique les profils de risque en temps réel. Les principaux résultats de l’opération Demeter XI :

• 168 tonnes de substances appauvrissant la couche d'ozone (SAO) et d'hydrofluorocarbures (HFC)

• 13 tonnes et 5 707 équipements contenant ou utilisant des substances réglementées par le Protocole de Montréal (à l'exclusion des équipements non triés classés comme déchets mixtes).

• 15 509 tonnes de déchets (soit une augmentation significative de 57,6 % par rapport à l'opération Demeter X) et 220 716 unités de déchets non pesés

• 5,8 tonnes et 30 009 autres produits chimiques dangereux, notamment des pesticides, du mercure et des composés du mercure, etc.

Ian Saunders, le secrétaire général de l’OMD explique, « Les résultats positifs de l'opération Demeter XI ne font que confirmer le rôle essentiel des douanes dans la protection de la société et de l'environnement. Grâce à ces activités de contrôle, nous constatons directement la capacité de la communauté douanière à soutenir la mise en œuvre des accords multilatéraux sur l'environnement (AME) et à relever les défis complexes d'une économie circulaire. L'OMD s'engage à promouvoir la coopération, l'action coordonnée et les outils avancés pour lutter contre la criminalité environnementale et faire face à des tendances en rapide évolution ».

Cette opération s’est démarquée par un renforcement des échanges d’informations et de renseignements entre les 120 administrations douanières à travers le monde. Dans son communiqué, les autorités expliquent que, « L'analyse a confirmé que le « port-hopping » reste une tactique de contrebande courante, en particulier pour les transferts maritimes de déchets. Pour les substances réglementées par le Protocole de Montréal, les saisies ont révélé des itinéraires de trafic de plus en plus sophistiqués, impliquant souvent des points de transit multiples et non conventionnels. Ces conclusions soulignent l'importance d'un échange transfrontalier rapide d'informations logistiques pour préserver l'intégrité de la chaîne logistique, en particulier dans les cas impliquant des changements imprévus de mode de transport, l'abandon de marchandises ou une facilitation potentielle par des initiés ».

L’OMD souhaite renforcer sa collaboration avec les secrétariats des AME (accords multilatéraux sur l'environnement) pour améliorer la coordination des politiques et de développer des outils opérationnels ciblés pour ses membres.