Les Jeux olympiques 2026 Milan-Cortina, pas si écolo ! Afin d’offrir des conditions d’enneigement appropriées pour la compétition ce sont 1,6 million de mètres cubes de neige de culture qui ont été fabriqués pour le début des épreuves. Un chiffre qui devrait être revu à la hausse en fin de compétition olympique et paralympique. L’utilisation de cette neige de culture n’est pas nouvelle, c’est même devenu une habitude pour les jeux d’hiver depuis sa première utilisation aux Jeux de Lake Placid en 1980, jusqu’aux JO de Pékin en 2022 ou la compétition s’est presque entièrement tenue sur cette neige « artificielle ».
Un aménagement coûteux pour le comité olympique qui chiffre à 3 millions d’euros pour la simple transformation de l’eau en neige... Le coût total de l’enneigement pour l’édition 2026, incluant l’achat des canons à neige* ainsi que la construction des infrastructures de retenue, approchera les 22 millions d’euros. Les organisateurs défendent ces dépenses par une future utilisation les prochains hivers pour d’autres championnats et Coupes du monde. Afin d’avoir assez d’eau pour la transformation, de nombreux bassins ont été créés pour retenir les 400 000 mètres cubes d’eau nécessaires. Le comité a également dû piocher dans les rivières avoisinantes.
Milan-Cortina avait remporté le processus de candidature grâce à ses « jeux les plus durables de l’histoire ». Une belle sortie de piste pour une compétition qui, avant même de commencer, s’annonce déjà hors contrôle sur le plan économique et écologique.
La société qui a remporté l’essentiel des contrats pour les systèmes d’enneigement (canons à neige, fan guns et installations associées) est TechnoAlpin