Zoom sur le thermostat d'une vitrine de glacier, photo prise fin juin dans un port de l'Atlantique.
En ce début d’été, La France bat des records. Pas encore à la Coupe du monde de foot, à l’heure où nous écrivons ces lignes, mais au thermomètre. Chaque jour apporte son lot de températures extrêmes, dépassant un peu partout les 40 °C, jusque dans les régions où de tels niveaux paraissaient encore improbables il y a quelques années. Deux épisodes de canicules ont déjà frappé l’ensemble de l’Hexagone en ce seul mois de juin. Et cela pourrait perdurer encore cet été, comme l’a confié la discrète ministre de la Transition écologique, raillée pour ses propos. Plus certainement, selon les experts, ces épisodes climatiques sont appelés à se reproduire dans un futur qui ne cesse de se rapprocher.
Dans ce contexte, vous le savez mieux que quiconque, l’activité des frigoristes est, elle aussi, plus que jamais en surchauffe. Les installations frigorifiques hypersollicitées, atteignent leurs limites et vont jusqu’à lâcher comme c’est le cas notamment dans les supermarchés. Cette casse dans les rayons qui restait confidentielle jusqu’ici, fait désormais le tour des réseaux sociaux.
Il ne fait plus de doute aujourd’hui, que les études techniques doivent prendre en compte ces températures extrêmes. Concevoir aujourd’hui une installation basée sur des conditions climatiques dépassées revient à programmer les difficultés de demain. Ce sujet déjà traité lors des conférences du Sifa reste plus que jamais d’actualité. S’il revient à la filière de continuer à s’adapter, reste aussi aux investisseurs d’accepter que la résilience à un prix. Le coût de l’inaction sera toujours supérieur à celui de l’anticipation. Les canicules que nous vivons ne sont malheureusement pas des anomalies, elles annoncent une nouvelle norme. Changer de paradigme est désormais une nécessité économique, technique et environnementale. Ce n’est plus une option.