La transition imposée par la F-Gas III (UE 2024/573) s’accompagne, en France, d’une évolution du cadre national, notamment avec l’actualisation du référentiel dit « CH35 » relatif à la sécurité des installations. L’objectif est clair : accélérer la sortie des HFC à fort PRP (GWP) tout en encadrant l’usage croissant de fluides alternatifs inflammables.
Hydrocarbures (R290, R600a) classés A3 et fluides A2L s’imposent désormais dans de nombreuses applications grâce à leur faible impact climatique et à leurs bonnes performances énergétiques. Mais leur inflammabilité introduit un changement de paradigme pour les installateurs et mainteneurs. Le propane, par exemple, impose dans certains cas des limites de charge strictes, des exigences de ventilation et une prise en compte du risque ATEX dès la conception.
La révision du CH35 vient compléter ce dispositif en prenant désormais mieux en compte ces fluides et leurs caractéristiques via de nouvelles règles de sécurité dans les établissements recevant du public et les locaux techniques : implantation des équipements, gestion des volumes, dispositifs de détection et procédures d’intervention sont désormais identifiés. L’objectif étant de ne pas écarter ces réfrigérants a priori.
Dans ce contexte, trois leviers s’imposent. D’abord, la conception, avec des systèmes à la charge bien calculée et conformes aux normes en vigueur. Ensuite l’exploitation, qui repose sur une maintenance rigoureuse, la détection précoce des fuites et une traçabilité irréprochable. Enfin, la formation, indispensable pour manipuler ces fluides en toute sécurité. Ce qui devient un prérequis avec l’entrée en vigueur des nouvelles attestations de capacité et d’aptitude.
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