Ceux qui hésiteraient encore trouveront dans ce sondage une raison supplémentaire de s’engager : les élèves se penchent sur l’orientation de plus en plus tôt : 49 % de lycéens commencent à y réfléchir en seconde et près d’un tiers (32 %) y songe dès le collège. Seuls 23 % des lycéens ne s’en préoccupent qu’en terminale. Une raison de plus de charbonner !
D’autant plus qu’il y a urgence. Dans une chronique publiée dans Les Echos, Laurent Champaney, directeur général de l’École nationale supérieure des Arts et Métiers, n’hésite pas à parler d’une « désindustrialisation de la formation ». Et d’expliquer que ces dernières années la France a dangereusement désinvesti dans les formations techniques. Et notamment celles liées à la réduction des impacts environnementaux et qui préparent à des métiers de terrain. Selon cet expert, les formations de techniciens, déjà peu attractives, sont confrontées à trois défis : des équipements coûteux à renouveler, la difficulté à recruter des formateurs compétents, et la fuite des personnels techniques vers le privé, plus rémunérateur. Et Régis Rigaud au Sifa de prévenir : « si nous n’avons pas de professeurs, la pérennité des formations n’est pas assurée ».
Alors c’est mort ? À l’heure où l’on ne cesse d’entendre que les jeunes ou les personnes en reconversion cherchent avant tout du sens dans leur métier, le Froid et ses applications, indispensables à la vie, il faut le dire, c’est une dinguerie !